13.07.2009

mur des lamentations

nous dansons entre deux martyres, car nous aimons la vie

nous écrirons nos noms pierre par pierre

ci-gît la bouche du temps

nous cultivons l'espoir

j'ai dansé et chanté jusqu'au dernier souffle de la nuit

où sont les mariés ?

au-dessus du ciel

mais quand la lune de miel prendra-t-elle fin?

22.09.2008

l'Actualité vue par un observateur (mal) averti

 

REVUE DE PRESSE DU 17 SEPTEMBRE 2008



-Le pire de la crise financière est peut-être à venir, dit DSK. 

-Attentat contre l'ambassade américaine au Yémen, 16 morts. 
-Pas de bonus-malus sur les factures d'électricité.
-Conforama a vendu des fauteuils et canapés pouvant entraîner des allergies. 
-Sans-papiers: occupation du restaurant parisien "La Tour d'Argent".   



C'est ce matin, aux aurores, qu'un groupe de sans-papiers a fait irruption dans les locaux du FMI. Armés de fourchettes, de casserloes, de couteaux de cuisines et de toutes sortes d'ustensiles usés et hors d'usage, largement oxydés, les manifestants on fait entendre leur colère - en réaction aux dernières déclarations de DSK présageant le "pire de la crise financière"-, faisant basculer le hall amienté de l'honorable institution dans un vacarme assourdissant. La police, mal formée et mal informée sur pratiques guerrières des sans-papiers, a renoncé à disperser la foule, au nombre de 30 selon les agents de l'ordre et de 2500 d'après une poignée de journalistes en rupture de ban. Appelé à la rescousse par les services autorisés du Fonds, un obscur employé du Département d'Etat a télécommandé un attenant au Yemen contre l'ambassade américaine afin de faire diversion. Bilan 16 morts. Les images de mort et de désastre ont aussitôt fait leur apparition sur les écrans géants accrochés aux murs du hall, en remplacement d'un reportage indigné sur des canapés allergènes fabriqués par Conforama. DSK est ensuite monté à la tribune, demandant aux manifestants, la main sur le coeur, d'observer une minute de silence et 3 quarts d'heure de recueillement à la mémoire des disparus. Et en épilogue à un discours-fleuve, rédigé à la hâte par un Spin Doctor en panne d'inspiration, il a proposa de mettre sur place un bonus-malus pour tous les sans-papiers qui accepteraient de retourner dans chez eux, sous huitaine, en leur promettant assez pour se construire une "Tour d'Argent" chacun. Alors, les insurgés, après de brefs conciliabules, on accepté de bonne fois la proposition et sans même trop savoir ce que ça voulait dire. Ils tournèrent les talons et brandirent le poing dans une chorégraphie parfaitement synchronisée, la chorégraphie de la victoire chèrement arrachée. Ils prirent le chemin de la sortie sous les vivats de quelques SDF échoués là par hasard. DSK s'enfonça à son tour dans l'oubli. Il disparut  dans un épais nuage de fumée, en grand spécialiste des illusions optiques et politiques.    

18.09.2008

Disours de Sarkozy sur l'Economie

Après un long silence, Sarkozy parlera économie dans une semaine .

 

Après un long silence, Nicolas Sarkozy parlera, ce qui n’empêchera évidemment pas la crise financière mondiale qui avance à grand pas, pointant déjà son nez crochu, ni Bouteflika, qui n’en finit pourtant toujours pas d’agoniser (d’après les commentaires faussement non-autorisés émanant de sources généralement sûres mais pas dignes de foi pour un Dinar), de briguer un troisième mandat, ni même la mort des petits bébés chinois qui boudent le sein maternel. Nicolas Sarkozy parlera donc. Il parlera économie, dans une semaine, une interminable semaine. ECONOMIE. Expliquer que les Français doivent rester dignes, rester debout, faire face à la crise financière qui les guette. Les chiffres sont là, froids, cruels, entêtés. Les courbes, comme dans une macabre symphonie ou une chanson de Rabah Deriassa, poursuivent unanimes leur folle dégringolade aux enfers. Française, Français ; Serrez-vous la ceinture ! Car il n’y  aura qu’une seule ceinture à se partager désormais. Plus de pouvoir d’achat, plus de nourriture, plus de vêtement, plus de voyage, plus de travail, plus rien. L’heure est si grave ! Française, Français ; ne vous laissez pas abattre ! Relevez le front, baisser le froc et chiez comme vous ne l’avez jamais fait ! Appréciez les convulsions de votre anus, goûtez à l’odeur si délicieusement putride de vos déchets, attardez-vous sur la musique des PLACS PLACS qu’ils produisent quand ils plongent par petits morceaux épars au fond de vos cabinets. Ce sera peut-être la dernière fois que vous aurez le privilège d’assister à un tel spectacle. Et surtout, surtout, quand vous terminez votre besogne, n’hésitez pas à vous retourner ! Admirez votre dernier chef-d’œuvre fécal, photographiez-le, imprimez-le dans votre mémoire, gravez-le sur le marbre de vos souvenirs les plus joyeux. Puis, tirez la chasse d’eau, regagner votre séjour. Bondissez sur votre télécommande,  allumez votre télé et guettez mon prochain discours. Ce sera désormais votre seule activité jusqu’à nouvel ordre. La semaine prochaine, je vous parlerez peut-être, si vous êtes bien sages, de culture. Françaises, Français ; à défaut de nos estomacs nourrissons nos esprits !        

 

 

08.05.2008

sentir le vent tourner et rester couché sur la ventre

je poste un mini-poste pour dire à tous ceux qui sont postés devant leur poste de télévision que les couchers de soeils safran sont mieux appréciés de ce côté-ci de la méditerranée.  

 

le P.O.T est une science exacte

combien de P.O.T faut-il pour  remplir un sac de patates plates comme une putain de plateforme putréfiée ?  

28.11.2007

naâding ding dong

Rita Mitsouko - Ding Ding Dong
Vidéo envoyée par Godforsaken

 

 

 

 

juste un petit hommage Fred Chinchin, le guitariste de Rita Mitsouko

naâdding ding dong 

04.11.2007

mechoui experience

mon idée du paradis : déguster un bon mechoui djelfeoui en écoutant du Hendrix. et vous ?  

Qui se souvient de Bled music ?

Pour les nostalgiques de l'émission musicale phare en Algérie dans les années 90, voici un extrait d'un numéro de Bled Music.
Merci corrector  

Best of bled music part 2
Vidéo envoyée par CORRECTOR

 

les geôles d'Alger

 Voici la couverture du dernier livre de Benchicou, interdit au 12ème salon du livre d'Alger.

Quelques extraits sont disponibles sur le blog du journaliste. 

harrag, le rêve algérien

voici en avant-première la bande-annonce de la nouvelle superproduction cinématographique algérienne.   

HARRAG
Vidéo envoyée par CORRECTOR

 

 

03.11.2007

salon international du livre d'Alger.

 

paru à EL Watan : http://www.elwatan.com/ 

 

Voici ici décrite la routine du Salon international du Livre d'Alger. Appréciez !

Edition du 3 novembre 2007 > Actualite

XIIe salon international du livre d'Alger

Les insondables dégâts de la bureaucratie sécuritaire

La pluie n'est pas la seule à s'inviter au 12e Salon international du livre d'Alger (Sila), qui a ouvert mercredi 31 octobre. Il y a également la bureaucratie et la censure.

Jeudi 1er novembre, l'entrée du Palais des expositions des Pins maritimes est bien filtrée. Fouille des sacs. Peu de choses indiquent l'organisation d'un salon du livre pourtant placé « sous le haut patronage » du président de la République. Par contre, des affiches publicitaires pour des parfums sont bien visibles. Fait curieux : le salon de cette année a deux slogans : « Libertés et imaginaire » en français, « Le constant et le variable dans la culture arabe », en arabe. En matière de clivage, on ne peut pas faire mieux. Le mot « liberté » ne se prononce-t-il pas en arabe ? « Le constant » doit-il être toujours oriental ? Une tente blanche est dressée pour les nombreux cafés littéraires. Dans le pavillon A, les stands, 24 heures après l'inauguration, sont encore vides. « Nous n'arrivons pas encore à faire sortir nos livres du dépôt. On attend toute la journée et on ne sait pas à qui s'adresser. Cela dure depuis trois jours. On a exposé dans 26 pays, on n'a jamais vu cela. Même au Yémen, où le salon se tient sur terre battue, c'est mieux organisé, et il y a toujours des interlocuteurs... », s'indigne un jeune exposant syrien de Dar El Kalam. Pour être là, il a payé 2600 dollars la location du stand. Un autre éditeur se plaint du manque de coordination entre les différents intervenants au niveau du dépôt sous-douane situé au Palais des expositions. « On ne sait pas à qui demander la clef », dit-il. La plupart des exposants pointent un doigt accusateur vers Salah Chekirou, directeur central à l'Entreprise nationale communication d'édition et de publicité (ANEP) et chargé de l'organisation du Sila. « A chaque fois qu'on s'approche de lui, il dit je ne peux rien faire pour vous », lâche, en colère, une éditrice qui vient à peine de déposer des livres dans le stand. « J'ai perdu deux jours ! », enchaîne-t-elle. D'autres exposants dénoncent une autre situation comique : « Nos stands ont été squattés ! » Par qui ? D'autres éditeurs mal informés. La visite imprévue de Abdelaziz Bouteflika pour « l'inauguration » de la manifestation a, semble-t-il, chamboulé tous les calculs. Les services de la protection présidentielle ont fermé les pavillons pendant deux jours avant la venue du chef de l'Etat. Ils ont empêché les exposants et les organisations de continuer l'alimentation des stands en livres. Une incroyable perte de temps ! Depuis l'attentat suicide de Batna, qui a ciblé Abdelaziz Bouteflika et qui a entraîné la mort de 22 personnes, les mesures sécuritaires sont devenues étouffantes, voire agaçantes. Résultat : l'image du Salon international du livre en prend un coup, celle de l'Algérie aussi. Quelque peu débordé, Salah Chekirou n'est pas gêné par les critiques qui le ciblent. Il comprend le retard mis dans l'installation des ouvrages dans les stands sur une surface de 14 700 m². Mais il précise que pour des raisons de sécurité, les camions ne peuvent pas circuler entre les pavillons et au milieu des visiteurs en journée. Le transfert des livres ne peut se faire donc qu'après 20h. L'existence d'un seul transitaire au niveau de la zone sous-douane est, selon lui, insuffisante. Il reproche à certains éditeurs de se manifester tardivement, ce qui perturbe la programmation.

la suite : http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_artic... 

 

28.10.2007

le chaos amoureux, vu d'Alger

 

على خطى كاتب ياسين «أركيولوجيا الفوضى» والحب والجنس

بين الروايات الجزائرية بالفرنسية، هناك واحدة لفتت الانتباه بشكل خاص، وقد صدرت منذ أيام بعنوان «أركيولوجيا الفوضى العشقية» (منشورات البرزخ). لاقت الرواية التي تحمل توقيع الكاتب والصحافي مصطفى بن فوضيل، ترحيباً كبيراً من النقاد، وهي عمل ضخم يتألف من 400 صفحة تقريباً. إلا أنّها مقارنةً بعمله السابق «ثرثرة المنفرد» الذي بلغ 700 صفحة، تُعدّ أقلّ حجماً وأكثر تكثيفاً.
ومثلما هي أعمال هذا الروائي الذي يرى رشيد بوجدرة أنه طفرة في النص الروائي المكتوب بالفرنسية، يدخل في حلقة لا نهائية من اللعب الروائي. فالرواية هي ـــــ كما يقول هو نفسه ـــــ عمل على الشكل في الدرجة الأولى. وما يقوم به بن فوضيل هو تحطيم هذا الشكل نهائياً وتفتيته تفتيتاً كبيراً من خلال إعادة بناء السرد على رؤى متباينة ومنطلقات مختلفة وعلى استعارات ومجازات كثيرة يصعب حصرها في مجال كهذا.
لكنّ مجال هذه الرواية هو الحب والجنس بشكل خاص بكل ما تثيره كلمة حب من قلق، وكلمة جنس من دهشة مستمرة. لكنّ الاختراق يتم على مستويات لغوية بإدراج كلمات شعبية لها محمول جنسي، ولغة عربية تُطّعِّم الفرنسية بنفحة جديدة من حين إلى آخر مع تعمد كسر التابوهات السياسية والدينية.
ويرى بن فوضيل أن تجربته امتداد لرواية «نجمة» لكاتب ياسين. فهناك دائماً تلاقح بين الواقعي والتاريخي والأسطوري والشعري.


عدد السبت ٢٧ تشرين الأول

15.10.2007

La rupture version Saïd Saâdi

Au Zénith hier soir, meeting-concert anti-test ADN. Plus de 6000 personnes. Ambiance de match de rugby. Les stars de la politique et les stars tout court se sont relayé à la tribune pour vomir le test ADN. Hollande, Bayrou, Moati, Isabelle Adjani, Michel Piccoli, Renaud…et Saïd Saâdi. Saïd Saâdi, le parton du RCD, était aussi de la fête. Il a fustigé pelle-mêle les intégristes, le pouvoir (algérien) et le projet méditerranéen de Sarkozy. Avant l’élection de Sarkozy,  les rumeurs journalistiques le désignaient ami stratégique de l’ancien ministre français de l’Intérieur. Vous avez dit rupture ?

12.02.2007

Périple de F’latouche Mamitouche (Part I)

N’ayant pas reçu d’appel de la présidence comme il s’y attendait, F’latouche commençait à s’inquiéter. Il s’inquiétait tant et si  bien qu’il en oubliait de manger, de dormir, d’aller aux  toilettes, de lire ses livres obscurs sur les secrets de l’univers, d’arroser Zegguidour, son cactus qu’il chérissant tant, de maudire le ciel trois fois par jour comme il en avait l’habitude, de chanter des chansons obscènes à son poisson rouge, comme chaque jour à minuit moins quart, pour adoucir sa solitude.  

 

Assis en tailleur sous un arbre centenaire, un jour, soudain, une idée de génie le traversa. Il fallait y aller. Entreprendre un périple, un long voyage initiatique, une audacieuse odyssée. Gagner La Capitale, là où trône, depuis des années et des années, le fier et majestueux palais de la présidence, cœur battant du pays, source originelle de la béatitude nationale. Avoir l’insigne honneur de dire au président en personne, de vive voix, face à face, mano à mano, lui dire qu’il était en danger de mort, pour ainsi le sauver. Il pouvait désormais caresser le rêve d’écrire une page glorieuse de l’histoire du pays. Un jour son nom sera inscrit en lettres d’or sur le fronton d’une prestigieuse institution publique. Son visage sera imprimé en milliers d’exemplaire sur les livres scolaires. Et l’on parlera de lui comme d’un messie, un sauveur de l’humanité. Son aura sera jalousée par les astres les plus illustres et tous les êtres vivants se prosterneront à son passage. Tous. Des puissants rois, chefs d’états et vizirs jusqu’à l’insecte le plus insignifiant, le plus vulnérable, le plus misérable sur cette satanée terre.   

 

Mais attention ! pas de relâchement surtout. Il faut avoir l’esprit aiguisé en permanence, car les préparatifs du périple exigent une concentration extrême, le cerveau doit tourner à plein régime, neurones tendues comme un fil de rasoir. Commencer par établir une liste détaillée, un schéma, un croquis, un plan A, un plan B, un plan C, jusqu’à épuisement des lettres de trois alphabets de trois langues différentes.

 

09.02.2007

Incident (en la) mineur au G8

Plate forme pétrolière quelque part en mer Caspienne. Poissons flottant inertes à la surface des eaux baveuses. Enormes barres de fer courant dans tous les sens de la boussole. crasse huile, crasse huile, crasse huile. Nuages gonflés à bloc cheminant tristement vers des lendemains sans éclat. Soleil terne, taciturne, honteux, inutile, sur le point de prendre la tangente pour des cieux plus cléments. 

La traditionnelle photo du G8 prise (par devant, par derrière, les deux profils, plongée, contre-plongée, contre-contre-plongée,…), le président Abush prend son homologue blairo en aparté pour lui parler du cas Z’tac Artac.

-Faut qu’il arrête son bordel, grogne-t-il dans un postillon de puissance 8, côté en bourse,  un chewing-gum usé coincé entre les dents depuis l’avant avant dernier 29 février. 

Blairo, joues subitement rougies, cheveux brutalement dressés sur la tête, oreilles tirant vers un mauve de macchabée  :

-Nous sommes toujours à l’antenne Mister President.

Surgie de nulle part, une touffe de journalistes s’excite devant les deux hommes. Forêt compacte de Perches, de caméras, de micros, d’appareils photos. Questions en rafales. Indignations multiformes dans toutes les langues reconnues par l’Onu.  

Abush, les joues rouges à son tour, savant mélange de Jack-Daniels et de honte feinte, bafouille quelque chose d’incompréhensible, regarde un moment ses souliers ramenés d’Italie en vol spécial, puis invite tout le monde à la collation.

Explosion de joies, courses-poursuites vers le banquet (celui qui arrive en dernier est un blaireau qui suce les abush des zèbres sans rayures), glissades joviales sur les flaques d’huiles. Cris de victoire, râles de défaite.   

L’incident passera en boucle dans les bêtisiers de toutes les chaînes du monde, tard le soir, entre la météo et le documentaire animalier.

 

17.01.2007

Lettre de F'latouche au Président Z'tac Artac

Le terroriste répondait au nom de guerre de F'latouche Mamitouche. Il vivait reclus depuis des mois dans une petite baraque déglinguée, dans la banlieue d'une banlieue lugubre. Un jour qu’il était en train de lire un livre obscur sur l’élasticité de l’univers, dans son séjour (qui lui servait aussi de cuisine, de salle de bain, de chambre à coucher, de toilettes, de jardin, etc. ), un vent suspect s’est glissé jusqu’à ses oreilles pour lui murmurer des choses hautement louches. A peine remis de ses émotions, il décida d’écrire une lettre au président Z’tac Artac pour le prévenir d’un danger imminent qui le guettait :

Cher brisidène ;

Tu m’ croira pa si je tel disé, mi j’te l’di con même

J’ai eu von que tu es menaci d’un danger si grâve que ti ne peu même pa imagini. Oui oui, un grand dangi ! Don quelques jours, quelqu’un quelque part va essayé de te tué, car il ya di jon qui te trouve tri michant. Moi je taime boucou wallah, même que je vot pour toi depuis 20 ans. Alors surveille toi mon cher brisidène. Si je peux rondre service appel moi : 0297454745547. si le niméro de la voisine de l’ami de mon cousin, qui habite à weguennouni. T’inquiète pas brisidène, le missage m’arrivera grasse à la bouche dans l’oreille.  

PS : sil te pli brisidène, ess que ti peu midi pour mon dossié logement AADL que jé déposé il ya 10 ans, et ess que ti peu idi mon cousin Kouroucou pour le permis (il a pa l'arjon pour lachté) ?

Je taime brisidène

Les services de sécurité de la présidence, croyant à une plaisanterie de mauvais goût, ont froissé cette lettre en boule et joué à la baballe avec, dans l'arrière-cour de la cantine présidentielle, à l'heure de la sièste.  

12.01.2007

Ali Moutwaqef rencontre l'amour sur la route de la petite maison dans la prairie

medium_alilou.2.JPG

11.01.2007

Suite (mais pas fin) des aventures extraordinaires du Président z'tac Artac

Suite à cet incident majeur dans la vie politique du pays, le Président a été évacué d'urgence vers un hôtpital militaire situé dans l'une des grandes capitales de la région du froid déclinant. Bien qu'étant sorti indemne de l'attentat, le Président a perdu l'usage de la parole. Quant au terroriste, il a été vite maîtrisé par les services de sécurité, baillonné et conduit sur-le-champ devant le peloton d'exécution, suite à une fatwa-éclair de l'un des plus proches collborateurs du Président, qui s'est basée sur un imperceptible mouvement de lèvres du chef de l'état pour faire jurisprudence. Mise au courant par un vieil espion rouillé qui passait par là, l'affaire tenue secrète jusqu'ici a éclaté au grand jour. Une importante organisation internationale de défense des droits de l'homme a ainsi demandé audience auprès de Raïs afin d'obtenir la grâce du terroriste. Furieux de cette audacieuse démarche, le Président a fait de grands gestes désordonnés avant d'immortaliser un cinglant bras d'honneur devant les camérs du monde entier, suscitant l'indignation au G8 qui se tenait au même moment sous la houlette du Président Abush sur une plate-forme d'extraction de pétrole, quelque part en mer caspienne.
Le terroriste répondait au nom de guerre de f'latouche Mamitouche. Il vivait reclus depuis des mois dans une petite baraque déglinguée, dans la banlieue d'une banlieue lugubre.

journal presque intime d'un anonyme qui ne veut plus le rester

dernier discour du président  Z'tac Arta

wa ammmma baâd,

Chères compatriotes, Chers compatriotes;

Cette année 2007 porte en elle des promesses fabuleuses. Que de défis nous attendent dans les mois, voire les jours qui viennent. j'ai confiance en notre détermination commune, et je suis certain que nous seront à la hauteur des attentes de ceux qui attendent. Ensemble, la main dans la main, nous construirons notre avenir. Un avenier que je pressens radieux pour nous tous, sans exclusion aucune, quelle que soit la couleur de notre peau, quelle que soit notre religion, quelle que soit notre culture. Nous allons tous être touchés par la grâce des radiations qui nous élèveront vers les sphères célèstes, auprès de la radiation suprême, la bombe originelle. 

Chères compatiotes, chers compadre;

une aire nouvelle s'ouvre à nous. l'arme nucléaire va nous permettre de retourner là où nous étions, remettre les compteurs à zéro, la grande roue de la vie va atteindre son point de départ. et nous allons tout pouvoir recommencer depuis le début. nous redeviendrons des tétards et nous nagerons dans les eaux limpides des lacs préhistoriques...

(le discours s'est interrompu, le Président Z'tac Artac ayant fait l'objet d'un attentat au pétard mouillé lors de son allocution)  

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